Bilan du mois de Mai 2026
Mai s'achève, un petit dernier regard en arrière sur ce qui a accompagné ce mois pour bien démarrer juin!

En mai, j'ai été très fatiguée et donc peu présente sur les réseaux, et donc logiquement très peu lectrice sur une grosse partie du mois. Si j'arrivais à jouer un peu, lire me demandait trop d'énergie. Mais ça s'est un peu débloqué sur la fin, notamment grâce un essai savoureux. Côté perso, ce fut calme aussi. Je retiendrai la présentation du livre de chez Goater au club de lecture de la collègue, les plaisirs simples comme un premier apéro au soleil, une journée de folie hier au travail avec 150 personnes venues en dédicace dans mon rayon (c'était chaleureux et très très chaud),... Mais aussi le plaisir de cette parenthèse bienveillante qu'est Speedons et les encouragements à Monodie qui fait toujours son tour d'Europe à vélo pour la Ligue contre le cancer chaque jour sur Twitch (foncez le suivre, parlez-en, encouragez-le, faites des dons!). Et vous, comment s'est passé votre mois de mai?

Allez, c'est parti pour le bilan!
Le bilan chiffré de mai (sans compter le(s) lecture(s) en cours) :

Voici un résumé de mon avis sur chacune des lectures du mois:

Les chants du cygne noir. Tome 1 d'Alex Alice, Rue de Sèvres
Le tome 1 des Chants du cygne noir signe une formidable entrée dans le monde du manga pour un auteur qui a décidément beaucoup de talent. L’univers fascinant du Château des étoiles s’étend ici sur une toute nouvelle intrigue, haletante à souhait, et avec de nouveaux personnages que j’adore déjà. C’est très beau, ça respecte brillamment les codes du manga et l’hommage à Albator est également très réussi. Vivement la suite!

Manuel d'économie ménagère et domestique à l'attention des féministes de Sandrine Goeyvaerts, Les Daronnes
Ce Manuel d’économie ménagère et domestique à l’attention des féministes est un formidable pastiche jubilatoire des manuels de bonnes mœurs qui en détourne joyeusement les codes, tant dans les illustrations que dans les conseils, pour proposer un manuel de résistance féministe aux accents misandres. Volontairement satirique et piquant, il distille aussi, entre les lignes, de vrais conseils pour une lutte collective intersectionnelle. J’ai adoré!
Nul ne reviendra pour nous de Premee Mohamed, traduction de Marie Surgers, L'Atalante
Nul ne reviendra pour nous est un excellent recueil de nouvelles horrifiques qui nous fait naviguer dans les strates du genre avec brio. Chaque récit démontre une maîtrise absolue des ambiances et de la plume, avec des thématiques communes dans une diversité de propositions narratives. C’est très bon, comme toujours avec Premee Mohamed et certaines nouvelles, notamment les plus lovecraftiennes, sont de véritables pépites. J’ai hâte de voir ce qu’elle a d’autre à nous offrir.
Wanted: femmes intègres de Sarah Gailey, traduction de Ludivine Fournier, Goater
Wanted: femmes intègres est un roman queer engagé qui est un véritable cri pour l’acceptation de soi-même et la lutte pour préserver les droits et l’espoir dans un monde qui tend de plus à plus à l’austérité. C’est un roman dystopique original qui propose de mettre en avant l’importance de la culture, et notamment des livres, dans la résistance contre le fascisme. Si j’aurai aimé creusé un peu plus cet univers, et notamment tout ce qui concerne les Bibliothécaires, j’ai globalement beaucoup aimé cette lecture pour ses valeurs et son propos.


J’ai joué au jeu Agatha Christie : Le crime de l’Orient-Express développé par Microids Studio Lyon. Il s’agit d’un jeu d’enquête point & click basé sur le roman éponyme mais transposé au monde moderne, avec l’ajout d’un personnage et de prolongements au roman assez conséquents. J’ai joué 13h en prenant mon temps (pas seulement parce que j’ai mis 10h à trouver qu’on pouvait avancer vite/courir). C’est très plaisant, on ne reste coincé que rarement grâce à la possibilité de révéler des indices, et le système de carte mentale permet de mener l’enquête sans prendre des tas de notes (quel plaisir!). Si j’ai été un peu désarçonné par le côté moderne de l’époque qui sert évidemment le gameplay mais sonne parfois un peu faux dans un tel décor, j’ai globalement retrouvé ce qui m’avait tant plu dans la lecture du livre. Et le fait d’avoir l’issue (jusqu’à ce que le récit soit prolongé évidemment) n’a pas empêché de m’amuser et de faire tourner mes méninges sur comment l’histoire allait se résoudre. Et comme je me suis bien amusée, j’ai décidé d’enchaîner sur leur second jeu: Mort sur le Nil. Avec une transposition années 70 cette fois!

Et j’ai également fini l’opus Mort sur le Nil avec un temps de jeu de presque 30h (j’ai dû refaire quelques passages pour choper les collectibles des niveaux - j’aurais aimé l’option de passer les dialogues à ce moment-là). Le jeu connaît de belles améliorations par rapport au premier. On a une meilleure dynamique entre les deux personnages jouables, puisque la seconde est sur une grosse partie du jeu dans d’autres endroits que Poirot, ce qui diversifie un peu plus le gameplay et les décors. On a d’ailleurs plein de nouveaux éléments de jeu, avec notamment plus d’énigmes de type casse-tête. Et le choix de difficulté est également intéressant. Et puis le côté vintage permet quelques instants nostalgie sympathiques. J’ai aussi apprécié le fait que deux fins existent et qu’il ne soit pas nécessaire de refaire le jeu pour avoir le dernier chapitre alternatif à celui de notre partie. En bref, on a repris tous les bons ingrédients du premier en ajoutant plus de diversité et plus de contenu. J’espère qu’il y aura d’autres opus.
Et vous, quel est le bilan du mois ? Quels livres ou quel(le)s séries/films vous ont provoqué un coup de cœur ? À quel(s) jeu(x) avez-vous joué ce mois-ci?
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